Géopolitique


Les origines des menaces cybernétiques entre criminalité et géopolitique

Les cybermenaces sont nées de l’articulation entre techniques informatiques, appétits criminels et rivalités étatiques. Comprendre leur origine nécessite d’explorer à la fois l’évolution historique du hacking, les motivations lucratives et le recours aux réseaux numériques comme vecteur de pouvoir international.

Dr Alpha Grace, PhD

Introduction

Les cybermenaces sont nées de l’articulation entre techniques informatiques, appétits criminels et rivalités étatiques. Comprendre leur origine nécessite d’explorer à la fois l’évolution historique du hacking, les motivations lucratives et le recours aux réseaux numériques comme vecteur de pouvoir international.


1. Émergence historique de la cybercriminalité

L’avènement d’ARPANET en 1969 a ouvert les premières failles exploitables dans un réseau interuniversitaire conçu pour le partage de ressources et d’informations. Les chercheurs ont pris conscience que des programmes pouvaient circuler librement entre machines connectées, posant les bases d’une nouvelle forme d’intrusion numérique. Cette révélation a marqué le point de départ d’une course entre vulnérabilités et sécurisation des systèmes informatiques.


En 1971, Bob Thomas conçoit Creeper, un simple logiciel capable de se déplacer d’un ordinateur à l’autre sur ARPANET, démontrant le potentiel de propagation autonome du code. Quelques années plus tard, en 1974, l’étudiant Richard Skrenta programme Elk Cloner pour infecter les Apple II via disquette, devenant le premier virus véritablement malveillant à se répandre dans le monde personnel informatique naissant.


Parallèlement, le phreaking – piratage de télécommunications – se développe dans les années 1970. John Draper, alias “Captain Crunch”, exploite une “blue box” pour émettre un signal de 2600 Hz reproduisant les fréquences des centraux téléphoniques, offrant des communications gratuites. Ces activités pionnières ont popularisé la dimension ludique et subversive du hacking, bien avant l’ère d’Internet grand public.


Dès le début des années 1980, la cybermenace se professionnalise : en 1983, John McAfee lance VirusScan, le premier antivirus commercial, fait symptomatique de la montée des infections logicielles. En 1988, le ver Morris, créé involontairement par un étudiant de Cornell, paralyse plus de 6 000 systèmes en quelques heures, illustrant l’ampleur des dégâts que peuvent causer des malwares non maîtrisés.


Les années 1990 voient l’émergence de collectifs tels que le Chaos Computer Club en Europe et la Legion of Doom aux États-Unis. Ces groupements de hackers structurés affinent leurs techniques, partagent leurs découvertes et posent la cybercriminalité comme un enjeu global, poussant entreprises et gouvernements à investir massivement dans la cybersécurité et la législation correspondante

 

2.Racines criminelles et spécialisations nationales

 Dès les années 1990, la quête de profit a fait basculer le hacking ludique vers une cybercriminalité structurée. L’apparition du phishing, du vol de données bancaires et des premières arnaques par courriel a ouvert la voie à des acteurs organisés cherchant à monétiser chaque brèche numérique. Peu à peu, des « business models » adaptés aux ressources dématérialisées ont émergé : développement et revente de malwares, services de blanchiment via cryptomonnaies, plateformes de bullet-proof hosting, etc. Cette professionnalisation a engendré un marché noir global où codeurs, distributeurs et courtiers en données collaborent de manière cloisonnée et spécialisée.


Spécialisations géographiques majeures

  • Europe de l’Est et Russie : fiefs historiques des ransomwares et des Trojans bancaires les plus sophistiqués (Dridex, Conti, REvil). Ces groupes développent des kits « ransomware-as-a-service » et exploitent des alliances tacites avec certaines autorités, favorisant un terreau d’impunité.
  • Nigeria et Afrique anglophone : terrains d’élection des arnaques à la romance, du « Nigerian Prince » et des fraudes aux faux dirigeants d’entreprise (« Business Email Compromise »), grâce à une main-d’œuvre bon marché et une expertise linguistique.
  • Chine et secteur sino-russe : principalement orientés vers l’espionnage industriel et gouvernemental, avec des collectifs sponsorisés par l’État (APT groups) ciblant secrets technologiques et infrastructures critiques.
  • Corée du Nord : dirigée par le groupe Lazarus, focalisée sur le vol de fonds (heists de banques via SWIFT) pour alimenter le régime, tout en menant des opérations de ransomware globales.
  • Brésil et Amérique latine : réseau dense de cyberescrocs exploitant les failles des services financiers et des PME, très actifs dans le développement de malwares de vol de données de cartes et d’identifiants bancaires.


Cybercrime-as-a-Service et écosystème cloisonné

Le modèle « as-a-service » a profondément redessiné les rôles :

  • Fournisseurs de kits malveillants (RaaS, phishing-as-a-service).
  • Affiliés chargés de déployer les campagnes d’attaques (spam, bots, fausses applications).
  • Opérateurs de blanchiment (mixers de cryptomonnaies, faux VPS).


Cette spécialisation verticale permet à chaque groupe de se concentrer sur une tâche précise, tout en collaborant via des marchés noirs en ligne et des forums fermés, garantissant rapidité et rendement pour les acteurs de toutes tailles.


Facteurs d’expansion et de tolérance étatique

Plusieurs pays offrent un environnement favorable à la cybercriminalité :

  • Faiblesse ou lenteur des poursuites judiciaires, voire complicité tacite de certains services de renseignement.
  • Absence de coopération internationale réelle, malgré des initiatives comme la Convention de Budapest.
  • Manque de législations adaptées au numérique ou sous-effectifs dans les unités spécialisées : en France, la cybercriminalité a augmenté de 40 % entre 2019 et 2023, soulignant le besoin urgent de ressources dédiées.


En combinant expertise technique, modèles économiques avancés et protection géopolitique, ces réseaux criminels ont fait du cyberespace un terrain de chasse mondial, structuré par des spécialités nationales et des alliances opportunistes.

 

3. Cybermenaces et enjeux géopolitiques

Le cyberespace est désormais un domaine stratégique à part entière, où se jouent la souveraineté, la sécurité nationale et la compétitivité économique. Loin d’être un simple réseau de communication, il offre aux États et aux acteurs non étatiques un terrain de confrontation où chaque attaque peut peser sur les décisions politiques et la stabilité sociale.

Des opérations de sabotage informatique emblématiques, comme Stuxnet – qui a perturbé le programme nucléaire iranien – ou les vagues d’attaques contre l’Estonie, ont démontré le potentiel destructeur de la cyberguerre. Ces exemples ont forcé les pouvoirs publics à repenser la résilience de leurs infrastructures critiques (énergie, transports, télécommunications) face à des offensives claires de type militaire.


Plus récemment, des cyberattaques massives menées contre l’Ukraine par des groupes étroitement liés à certains services de renseignement ont paralysé des administrations publiques et des réseaux financiers, illustrant comment l’informatique peut devenir une arme de pression économique et diplomatique. Ces opérations se déroulent souvent sous le seuil de guerre déclarée, rendant leur riposte complexe et risquée.


Parallèlement, la désinformation organisée via les réseaux sociaux s’est affirmée comme un levier de puissance douce. Manipulation de l’opinion, ingérence dans les processus électoraux et campagnes de déstabilisation idéologique montrent que le contrôle de l’information numérique est devenu une pièce maîtresse des rivalités géopolitiques contemporaine.

 

4. Convergence entre acteurs criminels et étatiques

Les frontières traditionnelles s’estompent entre crime organisé et cyberguerre : États et réseaux criminels partagent désormais outils, infrastructures et talents pour des opérations à la fois lucratives et stratégiques.

  • Externalisation d’opérations offensive Certains gouvernements mandatent des groupes cybercriminels pour mener des opérations d’espionnage ou de perturbation, bénéficiant de leur agilité et de l’anonymat relatif du milieu sous couvert de “false flag”. En 2024, la Russie aurait mobilisé ses communautés criminelles (APT44/Sandworm, RomCom/CIGAR) pour contourner les contraintes liées à son conflit en Ukraine, empruntant malwares et infrastructures à ces groupes pour amplifier ses capacités offensives.
  • Partage d’infrastructures et “cybermercenariat” Les services de renseignement et les cartels high-tech exploitent des botnets et des plateformes de « ransomware-as-a-service » développés initialement pour des usages militaires ou étatiques. Les mêmes centres de commande infiltrés par des agences d’espionnage peuvent être loués à des acteurs motivés par le profit, brouillant les pistes et diluant la responsabilité.
  • Outils open source et complicité tacite État, hacktivistes et cybercriminels utilisent massivement des frameworks, kits et outils libres de cybersécurité pour monter des attaques (scanners de vulnérabilité, exploits, cloaking). Cette mutualisation réduit les coûts de développement et accélère la diffusion des capacités offensives, tout en offrant aux États comme aux criminels un terrain d’impunité relatif tant que la coopération internationale fait défaut.
  • Blanchiment et financement croisés Les profits issus du vol de cryptomonnaies alimentent à la fois les caisses de groupes terroristes et les budgets non officiels de certains États. Parallèlement, les mêmes services de blanchiment — mixeurs, échanges peer-to-peer, courtiers en données — servent des intérêts à la fois privés et souverains, rendant complexe toute traçabilité et attribution claire.


Cette porosité croissante fait des cybermenaces un enjeu global hybride, où la distinction entre « criminel » et « soldat numérique » devient de plus en plus théorique. Gouvernements et opérateurs privés doivent désormais se coordonner pour identifier les responsabilités et bâtir des réponses concertées, intégrant à la fois lutte judiciaire, renseignement international et renforcement des capacités de défense numérique.

 

5. Défis réglementaires et coopérations internationales

Les cadres actuels de régulation peinent à suivre l’évolution technologique rapide. La diversité des doctrines nationales, l’usage d’outils d’anonymisation et la difficulté de géolocaliser les attaquants exigent une refonte des accords internationaux. Renforcer la coopération judiciaire et harmoniser les normes de cyberdéfense sont des étapes clés pour endiguer à la fois la criminalité et l’escalade géopolitique.


5.1 Diversité des cadres juridiques et lacunes normatives

Les États n’utilisent pas les mêmes définitions pour « cybersécurité », « cyberattaque » ou « cyberguerre », ce qui complique l’élaboration de lois harmonisées. Cette absence de consensus retarde la signature et la ratification d’instruments contraignants, comme la Convention de Budapest, toujours incomplètement adoptée à l’échelle mondiale. À cela s’ajoute le fait que certains pays privilégient la « sécurité des systèmes d’information » (OCDE) tandis que d’autres parlent de « technologies de l’information et des communications » (ONU), rendant la comparaison des textes presque impossible.


5.2 Multiplication des initiatives et fragmentation

La gouvernance du cyberespace repose sur un empilement d’organismes et de traités:

  • ONU (Première Commission de l’Assemblée générale) et Groupes d’experts gouvernementaux (GGE) pour définir des règles de conduite et des normes de droit international.
  • OTAN et Centre d’excellence de cyberdéfense (CCD-COE) pour des exercices de résilience et des partages de doctrine opérationnelle.
  • OCDE et UE, avec des directives comme la NIS 2, qui visent la sécurité des infrastructures critiques et imposent des obligations de notification des incidents. Cette mosaïque normative génère des chevauchements et des zones grises où certains acteurs jouent la latitude des règles pour se soustraire à toute forme de sanction.


5.3 Enjeux pour l’harmonisation et la coopération

Pour renforcer la sécurité globale, plusieurs chantiers restent prioritaires :

  • Renforcer les accords d’entraide judiciaire (MLAT) et réduire les délais de réponse aux demandes de blocage ou de perquisition numérique.
  • Développer des plateformes de partage de renseignements sur les menaces (threat intel) accessibles aussi aux pays à faibles ressources.
  • Mettre en place des programmes de formation et de certification internationaux pour les forces de l’ordre et les magistrats afin de combler les écarts de compétences.
  • Promouvoir un dialogue inclusif entre gouvernements, secteur privé et société civile pour co-construire des standards techniques et éthiques.


Sans une coopération véritablement multilatérale et une harmonisation progressive des lois, les cybercriminels et les acteurs étatiques continueront de profiter des failles juridiques entre les États, au détriment de la sécurité collective.

Ce panorama souligne l’urgence de passer d’une juxtaposition de textes à un véritable droit international du cyberespace, fondé sur la confiance, la réciprocité et la capacité d’action coordonnée.

 

 

Conclusion magistrale

Les menaces cybernétiques trouvent leurs racines autant dans la quête de profit des criminels que dans les stratégies de puissance des États. Faire face à ces défis demande une approche intégrée, alliant lutte technologique, régulation proactive et diplomatie numérique, afin de sécuriser durablement l’écosystème global.

À l’ère où les grandes puissances – des États-Unis à la Chine, en passant par la Russie, l’Iran ou la Corée du Nord – déploient l’intelligence artificielle comme un nouvel arsenal numérique, le cyberespace devient le théâtre d’une guerre froide 2.0.


Les mêmes algorithmes capables de prédire une défaillance réseau alimentent aussi la génération de deepfakes et la diffusion massive de fausses informations, remodelant en temps réel les opinions publiques et les équilibres géopolitiques.

Les manipulations médiatiques, orchestrées par des réseaux automatisés, illustrent la porosité croissante entre renseignement d’État et industrie du crime. En jouant sur les émotions, ces opérations cherchent à diviser les sociétés, affaiblir les démocraties et préparer, dans l’ombre, de véritables offensives — qu’elles visent des infrastructures critiques ou la manipulation des chaînes de décision politico-militaires.


Face à ces défis inédits, la simple réaction technique ne suffit plus. Seule une coalition globale – réunissant gouvernements, entreprises technologiques et société civile – pourra poser un cadre éthique et juridique robuste, assurant la transparence des outils d’IA, la traçabilité des attaques et la protection des citoyens.

Car c’est dans la convergence d’une diplomatie numérique proactive, d’une régulation multilatérale et d’une vigilance technologique accrue que résidera la meilleure des défenses contre ces menaces hybrides.


Dans ce monde où chaque octet peut devenir arme, et chaque réseau un champ de bataille, il est temps de forger un pacte international du cyberespace, plaçant l’intelligence artificielle au service de la paix, de la vérité et de la résilience collective.

Autonomie confisquée : les véritables enjeux de la sécurité Africaine

Pour une véritable autonomie africaine en matière de sécurité, de défense et de développement...


Le Lomé Peace and Security Forum se présente comme un espace de dialogue et de réflexion sur les défis sécuritaires et stratégiques du continent africain.


Pourtant, derrière les discours officiels et les promesses de coopération, se pose une question fondamentale : comment parler d’autonomie et d’indépendance lorsque les leviers essentiels de la sécurité, de la défense et de l’économie africaine demeurent sous contrôle extérieur ?

DES FROTTEMENTS DE NEZ HYPOCRITES !

IMMIGRATION

 

 "Où que j'aille, je porte en moi mon pays comme une blessure."

 

Cette très belle phrase de l'écrivain grec Georges Séféris souligne  toute la douleur de la migration et de l’intégration. Mon pays comme une blessure : que je sois ici, je le ressens alors comme lointain,   étranger et pourtant le mien. J'ai honte de m'en être éloigné. J'ai peur de  perdre mes racines. Je m'ennuie de mes parents, de mes frères, de mes amis où que je sois.

 

Là-bas, je vis alors ses faiblesses, ses défauts, son hostilité même à nous permettre d'y vivre heureux. Je me prends alors à rêver de ces pays de richesses et d'abondance, à ces espaces de liberté. Illusion ? Songe bien réel ? Le poète, comme le dessinateur de presse, a l'art de nous livrer en un subtil raccourci la  réalité d'un coup de plume, d'un coup de griffe. 

 

La migration a existé de tout temps et l'histoire est faite de ces longs et douloureux cortèges de personnes errant sur les routes, soit à la recherche d'un asile sûr, soit à la recherche d'une maigre pitance, fuyant l'affrontement, la famine ou la catastrophe naturelle ou cherchant alors à échapper à une pensée persécutrice et peu respectueuse des individus.

 

Peut-être le siècle qui vient de s'écouler a-t-il été un des siècles les plus violents de l'histoire universelle, avec deux guerres mondiales et un nombre invraisemblable de conflits locaux, régionaux, internationaux, avec des génocides, des guerres civiles, des épurations ethniques et tant d'autres événements marqués du génie destructeur de l'homme. Jamais peut-être n'avons-nous vécu tant de migrations.

 

Aux motifs de la violence et de la peur à fuir s'ajoutent les causes économiques : le clivage entre pays riches et pays pauvres, la mondialisation et la globalisation, ces deux termes qui semblent devenus lois impératives sans lesquelles il n'y a point de salut...Autant de raisons de quitter sa terre pour un eldorado rêvé, où la richesse tendrait les bras à celui qui n'aurait besoin que d'audace. Bien sûr, trop souvent le rêve se brise et l'idéal doré d'un monde meilleur se dissipe dans les nuages bleus des illusions perdues !

 

La migration constitue une réalité très douloureuse pour des millions d’individus, particulièrement pour les Africains en Suisse, pour les adultes bien sûr, mais aussi pour une masse considérable d’enfants et d’adolescents.

 

Un phénomène qui dépasse la pensée normale, et qui rend tout le monde mal à l’aise, sauf les profiteurs de la situation qui regardent ces enfants de l’Afrique emportés par ces vagues déferlantes, avec leurs parents livrés à eux-mêmes! Des gens de la route et toujours en route, des enfants de la rue et toujours dans la rue, des familles en déroute, déchirées entre deux cultures, entre deux modes de vie, entre deux vides ! Des personnes qui sont en fait des non-personnes.

 

Des raisons économiques et des arguments avancés de protection du territoire, voire de la population, entrent en considération exacerbant les nationalismes et enflammant les débats. On n'est pas toujours dans le domaine du rationnel, et les différentes politiques adoptées en Suisse, mais aussi ailleurs dans le monde occidental en butte à de grosses poussées migratoires, montrent bien que l'on réagit plus par peur ou par rejet que par ouverture d'esprit et générosité.

 

LES NÈGRES SUISSES

 

Le vieux procureur m’a regardé avec insistance, au point que j’ai vu ses rétines vertes, virer au jaune. D’une voix grave et percutante, il m’a dit : cher Monsieur, le Dr Alpha Grace, j’ai vu de toute évidence et preuves à l’appui que vous ne faites pas partie des lots de « Nègres Suisses».

 

 

Sachez-le, que ces hommes, femmes et enfants, sont des investissements suisses. Puis il a continué : ils sont des propriétés privées de la Suisse, comme dans d’autres pays. La Confédération suisse, ces institutions ces cantons et ces éléments protecteurs de l’intérêt national feront tout pour vous contrer, accuser, juger, condamner, détruire et faire disparaître s’il le faut.

 

Monsieur, il s’agit d’une question et d’une affaire dont l’intérêt est de haute importance. Il faut donc que vous rangiez de côté vos idées d’éducation pour tous, de justice sociale, d’égalité et l’intégration socioprofessionnelle, la santé, les droits de l’homme, la lutte contre ceci et cela, le mérite à l’embauche !

 

 

Ces nègres suisses aiment comme on les traites et sont contents de leurs sorts, arrêtez de les perturber, ils sont parfaitement d’accord avec notre politique à leur égard, cela fonctionne. Allez, occupez-vous de vos affaires et de votre vie, et laissez la Suisse gérer et profiter de son investissement comme elle l’entend.

 

Vous êtes un homme brillant, plein de vie, traçant un très bel avenir, je vous conseille de laisser tomber, j’ai beaucoup de respect pour vous. Je l’ai regardé dans les yeux, l’aie remercié, m'étant retiré de devant lui, je suis rentré chez moi et j’ai médité.

 

Cela m’a rappelé un évènement très touchant que j’ai vécu, il n’y a pas très longtemps :

 

UNE CAMPAGNE ATYPTIQUE

Une étudiante en droit a lancé devant le Palais Fédéral à Berne en solo, une campagne atypique: La lutte contre les mariages forcés, dénonçant les mariages criminels conçus à l’avantage de vieux hommes suisses à la retraite ! Elle a déclaré haut et fort le sombre rôle joué par des parents africains qui « offrent » leurs filles parfois pas encore à l’âge légal de se marier aux retraités Suisses; par la suite, elles subissent toutes sortes de violences, allant parfois jusqu’à des formes de traite humaine !

 

 

La militante a dénoncé avec virulence les réseaux de femmes africaines naturalisées Suisses, qui cautionnent ces pratiques. Elle s’en est prise aussi aux autorités des services de l’état civil suisse qui, sous prétexte que ces documents viennent des « États voyous et corrompus», acceptent, et même célèbrent ces noces nocives, sans toutefois oublier de marquer sur chaque acte de mariage helvétique: « ce document ne constitue pas une valeur pour réclamer les droits à l’héritage.

 

Assez c’est assez, arrêtons les sacrifices humains, on en a marre ! Elle a fait passer son message, très simple et clair : Non, aux mariages forcés avec de vieux blancs. Les mariages forcés nuisent à la santé publique !

 

Des constats accablants :

 

3 femmes africaines sur 5 mariées aux hommes suisses démontrent des problèmes psychiques graves, des détériorations physiques, des maladies et à terme des morts incompréhensibles.

 

J’ai découvert que des privilèges sont réservés aux Autochtones Suisses hommes/femmes, et j’ai vu la misère et les souffrances, les injustices qui sont le sort réservé aux femmes migrantes, surtout aux africaines, exposées aux violences conjugales et aux mariages forcés.


Les puissants réseaux de femmes africaines naturalisées Suisses qui dirigent la mafia des trafics des filles et des femmes et l’omerta tout omniprésente des familles en Afrique et en conclusions: la « double face » des autorités suisses aux problématiques des mariages forcés, leurs mépris totaux envers les victimes et les victimes potentielles , dues à leur ignorance et à l’incompréhension des dessous de ces crimes odieux.

 

 

En Suisse, il va sans dire que ce ne sont même plus les familles qui forcent les gens à se marier, mais l’État ; à travers des lois et mesures d’actions cantonales et fédérales et à l’aide de multiples ordonnances à double vitesse sur les étrangers, on témoigne ici des inégalités de traitement et des dysfonctions administratifs.

C'est-à-dire, pouvoir voyager et visiter n’importe quel pays en Europe, surtout la Suisse, comme le fait tout touriste, expatriés, professionnels, consultants et hommes d’affaires, investisseurs.

 

En Suisse, les jeunes filles africaines ne sont pas sous l’ordre, ni l’encadrement et ne sont pas tenues à obéir à l’autorité parentale. Alors, soumis aux dictats et aux sanctions, aux chantages administratifs, à l’autosuggestion et aux manipulations des pouvoirs légaux discriminatoires, ils craquent !

 

Beaucoup de ces pupilles d’état n’ont pas fait des études n’ont pas de métiers qui puissent leur garantir une vie épanouissante. Coupés des liens familiaux pour des raisons et mesures protectrices des instances compétentes administratives, ils meurent dans la société qui les a accueillis, en tant que gages de remboursement des dettes des parents ayant profité de la manne helvétique. Ces enfants se retrouvent tous globalement sous la couverture de l’aide sociale et vivent sous les régimes du strict minimum, et mènent une vie strictement limitée et une existence vouée à l’échec, jusqu'à l'effacement total.

 

Aucun projet d’avenir. Ils vivent au jour le jour et d’année en année, procréant des enfants qui seront à leur tour des ouvriers bon marché pour une économie suisse toujours plus gourmande et en accélération d’un appétit insatiable pour ces ouvriers polyvalents surtout non qualifiés ; il suffit pour eux de parler l’une des langues nationales, à travers une multitude de programmes d’intégration, de lutte contre le racisme et la cohésion sociale qu’offrent les bureaux cantonaux. Les enfants nés de ces naufrages helvétiques et de la migration mondialisée, reprendront le flambeau de la dépendance à l’état sociale et providence !

 

 

Le changement vaut plus que jamais la peine !

 

Notre situation aujourd’hui n’est plus la même que celle de nos ancêtres, il nous faut nous engager dans le monde qui nous entoure, et ce, dans toute sa globalité : ses politiques, ses pensées, ses cultures, son économie, ses craintes et joies. Quelle que soit la situation ou les menaces, surtout, ne disparaissez pas, mais restez soi-même et soyez présent.

 

 

Quand j'arriverai à la fin de mes jours, j'aimerais regarder en arrière et voir les choses plus significatives que des maisons, de l'argent, des investissements financiers ou la célébrité, j’aimerais me rappeler d'une famille qui s'aime, d’un investissement consistant dans la vie des autres, et un désir  ardent de servir le Dieu qui m’a créé et tout donné. Rien d'autre n'occupe mes pensées ou m’agite, que ces choses que je mentionne !

 

Comprenez surtout que le dominant veut diviser, manipuler, assujettir et régner. Notre résistance face à tous les points de ses dominations doit résider dans l’union et l’alliance, au-delà de nos appartenances religieuses, culturelles ou linguistiques.

Il ne faut pas quitter des yeux le but de votre vie, il faut rester motiver, travailler et être visible par tous les moyens et de toutes les manières possibles.

 

Quelle que soit la situation ou les menaces, ne disparaissez surtout pas, mais restez soi-même et soyez présent. Il faut avoir le courage de porter son discours et poursuivre ses engagements avec force et détermination.


Surtout ne pas s’isoler, ni se laisser isoler. Il est possible de forger des alliances , les gens ne sont pas si bêtes, ni ignorants des injustices omniprésentes dans nos sociétés aujourd’hui, ils recherchent justement une voix, une personne à écouter, vous êtes cette voix.

 

Il n’y a pas de place pour le pessimisme, pas de place pour le défaitisme, et il n’y a pas de place pour la victimisation, réconciliez-vous avec la vie, oui avec votre vie !

 

Une succession de vagues migratoires en Suisse

 

Mouvantes dans le temps et l’espace, les migrations internationales ne sont pas un phénomène nouveau, mais la mondialisation, la crise systémique du capitalisme leur ont conféré des caractéristiques nouvelles.

 

Dans nombre de pays, depuis près d’une trentaine d’années, des politiques autoritaires de contrôle, décourageantes et répressives ont été mises en œuvre, tandis que le principe même de l’émigration était l’objet d’affrontements idéologiques et que des campagnes réactionnaires, xénophobes, racistes étaient développées essentiellement par les partis de droite et d’extrême droite qui, reprenant l’une des plus regrettables de leurs traditions, présentent, aujourd’hui, une fois encore, l’immigration et les immigrés comme les boucs émissaires responsables de la crise, du chômage de masse et de l’insécurité.

 

La Suisse, pays d’une tradition d’accueil restreint, n’est pas exemptée de ces maux. La Suisse est devenue, à la force des événements dans le monde, un pays d’immigration à l’ancienne, qui a connu différentes vagues migratoires en moins de 50 ans ! Les migrants, en majorité des hommes, venaient essentiellement d’Espagne, du Portugal, de la Turquie et des pays de l’Est comme la Bulgarie, la Hongrie et la Pologne.

 

A partir des années 1980, avec le ralentissement de la croissance économique, le gouvernement a limité l’immigration au regroupement familial et aux demandes spécifiques émanant d’employeurs pour l’immigrant travailleur qualifié. Aujourd’hui encore, l’immigration pour motif familial prédomine, l’écart numérique entre hommes et femmes se réduit.


Les conflits militaires, les guerres tribales et civiles ou la déstabilisation de certains Etats, en Afrique principalement, continuent également à alimenter une migration politique et socio-économique, en provenance du nord, de l’est, de l’ouest et d’Afrique centrale.

 

Melting pot du Röstigraben

En considération de la mixité des populations migrantes qui se trouvent dans ce « melting pot du Röstigraben », nous sommes bien loin d’une vision commune sur la thématique de la cohésion socio-économique et la politique même de l’intégration. 


Chaque migrant se voit intégrer dans son lieu ou région d’habitation et non pas à la Suisse, comme on veut bien le dire ! Les migrants ne comprennent pas la Suisse; au fait c’est un bricolage d’idées, à prendre ou à laisser !

 

L’immigration n’est bien entendu qu’une source de diversité culturelle parmi d’autres, et il serait faux de penser qu’avant les premières grandes vagues d’immigration la société était culturellement homogène. Qui plus est, la diversité apportée par les immigrés eux-mêmes issus de groupes ethniques et religieux très divers n’est pas forcément plus grande que celle qui existait d’ores et déjà au sein de la société helvétique.

 

Considérons ensemble les réactions démonstratives et violentes dans le monde islamo-arabe à cause de la caricature du prophète Mahomet, les problématiques de la violence et des injustices de la banlieue française, les attenants de Londres, d’Espagne et des Etats-Unis d’Amérique. Nous voyons que la question de l’assimilation des immigrés, et surtout des musulmans, se pose avec une nouvelle acuité. Mais l’assimilation et même l’intégration ne sont pas forcément les meilleures façons de penser les relations entre les immigrés et la société d’accueil.

 

Les assimilationnistes placent les immigrés face à un choix difficile: s’ils veulent se faire accepter comme citoyens à part entière, ils doivent se fondre dans la culture nationale et faire allégeance exclusive au pays dans lequel ils s’établissent ; si en revanche, ils choisissent de conserver leur culture et garder des liens étroits avec leur pays d’origine, il ne faut pas qu’ils se plaignent si le reste de la société refuse de s’identifier à eux et leur réserve un traitement inégalitaire.

 

Les tenants de cet assimilationnisme agressif sont désormais minoritaires comme nous l’avons constaté dans certains partis politiques et leur propagande. Plus nombreux sont en revanche les partisans de l’intégration. Comme l’assimilationnisme, l’interactionnisme souligne l’importance d’une culture commune, mais admet que le processus puisse être à double sens, le pays d’accueil s’adaptant jusqu’à un certain point aux nouveaux arrivants.

 

Bon nombre d’intégrationnistes conçoivent également que les immigrés puissent éprouver le besoin, de préserver certains pans de leur identité culturelle et que l’intégration puisse être très « superficielle » et se limiter aux institutions cantonales et communales de la société helvétique.

 

Si certains sont d’avis qu’une intégration économique et politique est suffisante, d’autres diront qu’une société ne peut être cohésive que si l’intégration s’étend aux aspects moraux, sociaux et culturels de la vie, et qu’autoriser les immigrés à s’intégrer partiellement revient à les privilégier par rapport à d’autres membres de la société.

 

Il existe une troisième approche, prônée par la gauche et associée à la pensée qui est fondée sur les principes de la citoyenneté égale. Selon ce point de vue, une communauté politique est une association volontaire de citoyens libres et égaux, dont la cohésion est assurée par des principes de justice consacrés par l’autorité publique et un régime de droits et de devoirs.

 

A partir du moment où les immigrés acceptent ces principes devenant ainsi des patriotes constitutionnels, on ne leur demande rien de plus. Beaucoup d’arguments plaident en faveur de cette conception de la citoyenneté, qui évite le langage idéologiquement marqué de l’intégration et de l’assimilation. Mais elle s’avère inadaptée à plusieurs égards.

Alpha Grace

Candidat aux Conseil Fédéral

 

Votez pour moi….

Je suis défenseur de la Sharia, de la peine de mort, adhérent aux violences envers les femmes et ami des pédophiles.

 

Je réduirai l’immigration des étrangers à zéro et renverrai automatiquement les criminels. Je légaliserai le cannabis pour les nourrissons et les enfants

 

Enfin, je permettrai l’asile aux dictateurs, violeurs, malfrats et aux assassins du monde entier et j’accepterai de gérer leurs avoirs et fortunes

Malades étrangers

Forum ethnopsychiatrie

Alpha Grace

Le migrant est considéré à la fois comme porteur d’un risque et comme nécessitant une prise en charge particulière, du fait de sa supposée différence – largement construite par les institutions.

Eldorado Suisse

La route de migration

Alpha Grace

Sous un voile, la peur règne dans le cœur de l'homme. La vérité est remplacée par les opinions nivelées de tous… (Sauf quelques-uns!), orchestrées par les médias institutionnalisés.

Traite des femmes 3.0

Lutte contre les mariages forcés

Alpha Grace

Chez nous, en Suisse, les avocats ont juste le droit de se taire car l’administration a toujours raison...Ce n’est pas la démocratie,

C’est le pouvoir de la Stasi! Dans la démocratie, on se bat à armes égales! “

Scientifique, Formateur

& Ingénieur social

Dr Alpha Grace

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